Cornelysmillen

Spécificité

Type de biotope : milieux humides, mares, étangs

Superficie : 44,92 ha

Commune : Troisvierges

Localisation des terrains de la Fondation

Cornelysmillen

Cornelysmillen en images

Description de la réserve naturelle

Situé à l’extrémité nord du pays, à une hauteur allant de 420 à 470 mètres, le site Natura 2000 « Troisvierges-Cornelysmillen » s’étend à 190 hectares le long de la Woltz, de la Weierbaach, de la Kléngelbaach et de la Stauwelsbaach. Après la première acquisition en 1984, aujourd´hui, 54,56 ha appartiennent à natur&emwelt Fondation Hellef fir d’Natur. Sur le site se côtoient ruisseaux, étangs et prairies humides apparues suite au dépôt d’argiles imperméables sur les schistes du dévonien. Cet ensemble de paysage offre une aire de repos bienvenue à l’avifaune.

Cornelysmillen : son histoire et sa gestion
Les prairies humides de la Cornelysmillen ont été exploitées en tant que prairies de fauche ou en tant que pâtures pour le bétail pendant des siècles. Lorsque l’exploitation agropastorale ne s’est plus avérée économiquement rentable ces milieux ont été boisés avec des épicéas entrainant la régression d’une multitude d’espèces caractéristique. Les prairies humides subsistantes sont aujourd’hui gérées par natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d’Natur. Après l’enlèvement de certaines plantations d’épicéas, un pâturage extensif a été réinstauré à l’aide de moutons rustiques appartenant à un berger local. Des actions de débroussaillage et fauchage complémentaires y sont régulièrement pratiquées pour empêcher la colonisation par une végétation ligneuse et favoriser le retour ou le maintien des espèces intéressantes. Les anciens étangs de pêche ont été réaménagés afin d’offrir un habitat adapté à l’avifaune aquatique.

Habitats, faunes et flores

Tôt dans l’année fleurit dans la réserve le Populage des marais (Caltha palustris). Les prairies humides abondent alors de coloris jaunâtres. Commence alors plus tard dans l’année la fleuraison de la Renouée bistorte (Polygonum bistorta), les coloris virent au rose. Sur le site prospèrent également des espèces très rares, comme la Canneberge de marais (Oxycoccus palustris), la Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium), la potentille des marais (Comarum palustre) et le trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata).
Côté faune, ce sont incontestablement les oiseaux qui font l’intérêt de la réserve. Un grand nombre d’oiseaux de la liste rouge y a été observé. Entre juillet et août, on peut apercevoir la Cigogne noire (Ciconia nigra), qui est dépendante des prairies humides et de petits cours d’eau de bonne qualité pour sa recherche de nourriture. La Bergeronnette printanière (Motacilla flava), le Tarier des prés (Saxicola rubetra) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) y trouve un lieu pour nicher. Durant les mois les plus froids de l’année, on peut croiser la Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus), le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) et le Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Dans une réserve dominé par des étangs et ruisseaux, aussi le castor a trouvé un habitat favorable. Dans les prairies humides, on peut observer des papillons rares comme le cuivre de bistorte (Lycaena helle). Le grand nombre de mares est un biotope intéressant pour les amphibiens. Et le tunnel d´Huldange, autrefois utilisé par le chemin de fer, est un « hot spot » pour treize différentes espèces de chauve-souris.